CAUT Statement on the International Day against Homophobia & Transphobia

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CAUT Statement on the International Day against Homophobia & Transphobia

The following was just circulated on the CAUT general listserv as well as on the CAUT website:

On May 17, the International Day against Homophobia and Transphobia, the Canadian Association of University Teachers recognizes those who have worked tirelessly to combat discrimination, harassment and violence against lesbian, gay, bisexual, transexual, queer and two-spirited (LGBTQ2S) communities. The eradication of homophobia and transphobia is crucial for the realization of an equitable and just society. 

While there have been important advances through legal challenges, education campaigns, and legislative changes, homophobia and transphobia still resonate throughout many workplaces, schools, and communities around the world.

The social, physical, economic, and psychological harms resulting from these forms of discrimination are stark. Suicide rates among LGBTQ2S youth remain overwhelmingly high, as do incidences of violence and bullying in our communities and on our campuses. When schools and post-secondary institutions ignore or downplay oppressive and discriminatory incidences instigated by ignorance around gender expression and sexual orientation, access to education is compromised.

Internationally, many nations continue to permit or legislate punitive actions against LGBTQ2S communities, compromising their civil rights to life, liberty, and security. In 2011, it was reported that 76 of the United Nations’ 192 member countries had laws on the books criminalizing homosexual behavior.  It was also reported that at least 5 of these countries impose the death penalty as punishment for same-sex relations.

Until 1969, it was a crime to be gay in Canada.  We have seen many advances for LGBTQ2S communities since then, including more recently the amendment of human rights codes in Ontario and the Northwest Territories to include “gender identity” and “gender expression” as prohibited grounds of discrimination. Federally, Bill C-279 passed third reading in parliament, amending the Canadian Human Rights Act and the Criminal Code to include “gender identity”. CAUT supports Gay-Straight Alliances in schools and calls on schools to end bans against such associations aimed to promote diversity and acceptance.

CAUT supports the expansion of positive spaces in workplaces and on campuses, including: expanding gender-neutral washrooms, university policies that support staff and students to self-identify their gender, anti-oppression training available for students and university personnel, and other campus educational campaigns aimed to end all forms of discrimination.

CAUT encourages its member associations to ensure that collective agreements and employer policies make reference to “gender identity” and “gender expression” in regards to harassment and non-discrimination, that health and leave benefits meet the needs of transitioning members and that designated groups under employment equity provisions are expanded to include LGBTQ2S.

On this global day opposing homophobia and transphobia, CAUT stands in solidarity and pride with LGBTQ2S communities, activists and allies to end violence, discrimination and harassment.

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Déclaration de l’ACPPU pour la Journée internationale de lutte contre l’homophobie et la transphobie

À l’occasion de la Journée Internationale de lutte contre l’homophobie et la transphobie du 17 mai, l’Association canadienne des professeures et professeurs d’université (ACPPU) rend hommage aux personnes qui luttent sans relâche contre la discrimination, le harcèlement et la violence à l’égard des communautés gaies, lesbiennes, bisexuelles, transgenres, allosexuelles et bi-spirituelles (LGBTAB-S). L’éradication de l’homophobie et de la transphobie est déterminante pour la construction d’une société juste et équitable.

Si les contestations judiciaires, les campagnes de sensibilisation et les changements législatifs ont permis de réaliser des progrès importants, l’homophobie et la transphobie restent malheureusement d’actualité dans un trop grand nombre de milieux de travail, d’écoles et de communautés dans le monde entier.

Les préjudices sociaux, physiques, économiques et psychologiques résultant de ces formes de discrimination sont énormes. Le taux de suicide chez les jeunes LGBTAB-S demeure massivement élevé tout comme les répercussions de la violence et du harcèlement dans nos communautés et sur nos campus. L’accès à l’éducation se trouve sérieusement compromis dès lors que des écoles et des établissements postsecondaires préfèrent masquer ou minimiser les conséquences de l’ignorance autour de l’expression et de l’orientation sexuelles.

De nombreux pays continuent d’autoriser ou d’adopter par voie législative des mesures punitives à l’encontre des communautés LGBTAB-S, portant ainsi atteinte à leurs droits civils à la vie, à la liberté et à la sécurité. En 2011, un rapport faisait état que 76 des 192 États membres des Nations Unies criminalisaient le comportement homosexuel et qu’au moins cinq de ces pays imposaient la peine de mort pour punir des relations sexuelles avec une personne du même sexe.

Au Canada, l’homosexualité est demeurée un crime jusqu’en 1969. Les communautés LGBTAB-S ont connu depuis de nombreuses avancées, encore tout récemment en Ontario et dans les Territoires du Nord-Ouest où l’« identité de genre » et l’« expression sexuelle » ont été ajoutées à la liste des motifs de distinction illicite définis dans le code des droits de la personne. De même, le projet de loi fédéral C-279 modifiant la Loi canadienne sur les droits de la personne et le Code criminel afin d’y intégrer l’« identité de genre » a été adopté à la Chambre des communes en 2013. L’ACPPU appuie la formation d’alliances entre étudiants gais et hétérosexuels et appelle les établissements scolaires à cesser d’interdire la présence d’associations de ce type qui ont pour but de promouvoir la diversité et la tolérance.

L’ACPPU appuie la création d’un plus grand nombre d’espaces positifs sur les campus et les lieux de travail, l’aménagement de toilettes unisexes, l’adoption de politiques universitaires qui encouragent les membres du personnel et les étudiants à affirmer leur identité sexuelle, l’offre d’une formation anti-oppression aux étudiants et au personnel des établissements, ainsi que l’organisation de campagnes d’information sur les campus destinées à mettre fin à toutes les formes de discrimination.

L’ACPPU encourage ses associations membres à veiller à ce que le harcèlement et la discrimination fondés sur l’« identité de genre » et l’« expression sexuelle » soient inclus dans les conventions collectives et les politiques des employeurs, que les prestations de soins de santé et les congés payés répondent aux besoins des membres en phase de transition sexuelle, et que les LGBTAB-S soient ajoutés à la liste des groupes désignés visés par les dispositions relatives à l’équité en matière de d’emploi.

 En cette journée mondiale de lutte contre l’homophobie et la transphobie, l’ACPPU se joint avec fierté aux communautés et aux militants LGBTAB-S, ainsi qu’à leurs alliés, pour condamner la violence, la discrimination et le harcèlement.

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